APAT – Communiqué du Bureau
Pourquoi encore tant de haine :
Après la tentative d’un groupuscule parlementaire de faire obstacle à la pratique hospitalière de la psychanalyse, sous forme d’une recommandation à l’attention des établissements de soins, la Haute Autorité de Santé « HAS» émet une nouvelle censure : proscrire l’apport psychanalytique de toute démarche concernant l’autisme. Une récente étude révèle qu’en 2025 l’assemblée nationale a émis 250 propositions d’interdiction de toutes espèces. Les auteurs dénoncent une volonté d’interdire excessive. Si tout ce qui est excessif se révèle dérisoire, pourquoi réagir ? Parce que cette volonté d’interdire concerne tous les domaines et participe à la fragilisation de notre démocratie.
Tout ce qui résiste aux traitements statistiques est déconsidéré. Tentative vaine de comparer des choses qui ne le sont pas ;
La psychanalyse science du singulier se prête mal aux calculs statistiques qui exigent le pluriel.
Cependant les statistiques qui ont été tentées sur des résultats psychanalytiques ont été concluants.
Alors que ceux qui sont régulièrement réalisés dans des domaines des sciences humaines, qui se prêtent mieux à ces calculs n’apportent pas de résultats aussi significatifs que certains l’affirment.
Ce qui ne signifie pas non plus que l’absence de résultats statistiques probants indiquent l’inutilité des pratiques ainsi évaluées.
Pourquoi douter des résultats de la psychanalyse, observés au quotidien par ceux qui détiennent les compétences pour la pratiquer ? Pourquoi douter des analysants qui, dans leur grande majorité, expriment leurs satisfactions ? C’est le cas des personnes qui en ont bénéficié dans le cadre de nos consultations dans le cadre du C.P.A.T. Seuls ceux qui ne l’ont pas pleinement expérimentée s’insurgent. Est-ce rigoureux de condamner ce qu’on ne connait pas ? N’accorder de valeur qu’à ce qui se teste statistiquement, n’est- il pas exclure l’individualité et surtout le sujet qui nous habite ? Le climat dans lequel nous évoluons en ces temps parait-il à ce point stable, harmonieux, et gratifiant, pour prétendre maintenir et étendre les pratiques d’évaluations quantitatives par soucis de rationalité ? de recherche de vérité ? Il parait y avoir beaucoup d’esprit de géométrie là-dedans et bien peu de finesse.
Freud a montré que ce qui gouverne nos vies, nos désirs, nos actes, échappe le plus souvent à la logique cartésienne. Depuis plus d’un siècle maintenant ses disciples font le même constats. Ce qui se passe actuellement dans le monde ne suffit-il pas pour le démontrer. Ce qui y est imposé est rarement ce que souhaiterait le plus grand nombre : le respect de chacun et la paix pour tous.
Rejeter une discipline, une science même conjoncturelle, n’est ni une attitude respectueuse, ni scientifique. Alors pourquoi cette attitude qui fait penser à des réactions de paniques. Peut-être que la psychanalyse permet à chacun de réaliser, lorsque c’est le cas, que le roi est nu. La psychanalyse aide à penser et ne recherche que la vérité. C’est peut-être ce qui dérange l’ordre sournoisement institué.
Dans l’intérêt des patients et des familles, dans l’intérêt du respect des pratiques et de la rigueur scientifique, dans l’intérêt de notre Démocratie : résistons !
COMMUNIQUÉ DU DIRECTOIRE DE L’ECF
Édictées par la dite HAS dont la vision du monde scientiste et intolérante s’avère digne des régimes autoritaires, ces recommandations deviendraient « opposables » par un vote soumis au Parlement. Aveu de faiblesse qu’un tel forçage ! Puisqu’au lieu de convaincre et de converser en bonne intelligence comme des scientifiques le feraient, la HAS fanfaronne et bombe le torse, pétrie de certitudes.
Nous répondrons :
– Ils ne passeront pas.
– L’utilité publique de la psychanalyse est attestée depuis plus d’un siècle.
– Quand le Parlement produit de l’interdiction jusqu’à l’overdose
EXCLUSIF. Une étude inédite du think tank libéral « Génération libre » met en lumière la surenchère de propositions de députés et sénateurs visant à interdire ou à restreindre. Une dérive qui en dit long sur notre rapport à la liberté.
« La course à l’interdiction » : tel est le titre, à peine exagéré, de l’étude inédite du think tank libéral Génération libre qui paraîtra mardi 3 mars, et que Le Point a consultée en exclusivité. Elle révèle l’ampleur d’une dérive que l’on pressentait sans oser la quantifier : en 2025, pas moins de 287 initiatives parlementaires ont proposé une nouvelle interdiction. C’est la première fois que « l’indice de prohibitivité » est calculée avec une méthodologie d’open data sur une année entière.
